EN :
This is a body of work made mid-April in the French countryside of Drôme. After 6 weeks of confinement (quarantine plutôt je dirais) my girlfriend and I decided to go visit three of our good friends who had taken off to a family residence right before the borders closed. We were stuck in my appartement and the weather started to get milder so we took to the road (with authorization) to enjoy nature. Upon arrival we became ecstatic and all the girls started to get dressed and made up, at which point I started to document the process. It is important to know that we come from a nightclub scene background and we enjoy transforming our appearance to go out. It was a relief to disguise ourselves in the countryside with our loud music blaring that no one could hear except for us due to the remote place where the house is located. Never underestimate the power of loud music (in a community). That first night filled me with emotion and I knew that something special was happening. We had the impression that right then, at that moment, no one could be freer than us.
The results of the photographs we took that first day were fulfilling, we were satisfied that they were representative of what we had experienced so we decided to continue for the rest of our holiday. The girls started to dress up with the clothes they found, some coming from the grand-mother’s wardrobe, others from their childhood. They made themselves up in a matching fashion. I found myself interested in the blurry lines between the documentary images that I had created and the fashion feel they had. I like hard-to-qualify images, especially when they come from the authentic approach of having fun with friends. Creativity bursts from all over and infects everyone when you’re in a safe place. There was a clear link with the omnipresent boredom of the period of isolation we had just experienced.
After this week, we decided to repeat this experience at least twice a year to produce some raw artistic content all together and start a kind of artistic residence remote from our world.

FR:
C’est un travail réalisé mi-avril dans une région française nommée Drome. Après 6 semaines de confinement, ma copine et moi avons décidé d’aller rendre visite à 3 de nos amies qui se sont retirés dans une maison de campagne familliale, avant que les frontières ne ferment. Nous étions bloqués dans un mon appartement et la météo n’était pas très clémente, nous avons donc décidé de nous rendre dans la-bas, s’isoler un petit peu en nature. En arrivant là bas, l’excitation à pris le dessus et les filles ont commencés à s’habiller et se maquiller, c’est là que j’ai commencé à documenter le processus. Vous devez comprendre que nous venons de la scène club et que nous aimons vraiment nous transformer pour sortir, donc c’était comme un soulagement de se déguiser à la campagne, avec une musique forte, que personne ne pouvait entendre sauf grâce à l’isolement de la maison. Ne sous-estimez jamais la puissance du volume dans une communauté. Cette première nuit m’a rempli d’émotion et je savais que quelque chose de spécial se passait. Nous avons eu l’impression qu’en ce moment, à ce moment du monde, personne ne pouvait être plus libre que nous. En voyant les résultats des photographies que nous avons prises le premier jour, nous étions vraiment heureux qu’elles représentent vraiment ce que nous ressentions, alors nous avons décidé de continuer le processus. Les filles ont commencé à s’habiller avec tous les vêtements qu’elles trouvaient, certains venant de la garde robe de la grand-mère, d’autres de leurs enfances. J’ai trouvé mon intérêt pour la frontière floue entre les images documentaires que je faisais et le look mode qu’elles avaient. J’aime les images difficiles à qualifier surtout quand elles proviennent de l’approche vraiment authentique d’un bon moment entre amis. La créativité jaillit de partout et infecte tout le monde lorsque vous êtes dans un endroit sûr. C’était évidemment lié à un ennui omniprésent dû à la période d’isolement que nous venions de traverser. Après cette semaine, nous avons décidé de répéter cette expérience au moins deux fois par an pour produire ensemble une composante artistique brute et démarrer une sorte de résidence artistique éloignée de notre monde.